Une idée née au XIXe siècle

De l’édition d’un manuscrit du XIIe siècle

L’idée de l’existence de chemins de Compostelle en France et au-delà est née de l’édition en 1882 du dernier Livre du Codex calixtinus. Ce Livre commence en effet par les mots  » Quatre chemins conduisent à Compostelle « . Il désigne quatre villes de la grande Aquitaine par lesquelles passent ces chemins : Tours, Vézelay, Le Puy et Arles et indique très sommairement des itinéraires en mentionnant des sanctuaires sur chacune de ces routes. Le XIXe siècle avait redécouvert les pèlerinage avec les apparitions de la Vierge. Il avait aussi réinventé le Moyen Age et idéalisé les  » pieux pèlerins médiévaux  » devenus des modèles dans une société en voie de déchristianisation.

Etait-il le guide des pèlerins médiévaux ?

Edité au moment où les guides pour les touristes prenaient leur essor, une question se posa d’emblée aux érudits qui l’eurent en mains : ce Livre pouvait-il avoir été le guide des pèlerins médiévaux ? Pour y répondre, ils auraient dû au moins étudier sa diffusion. Qui avait pu connaître ce Livre et comment ? Quels pèlerins médiévaux pouvaient en avoir eu connaissance ? Si incroyable que cela paraisse aujourd’hui, personne ne songea à faire la moindre étude Sans hésitation tous se rallièrent à une réponse affirmative. Il s’agissait bien du guide des pèlerins, apportant de nombreuses informations sur le pèlerinage.

Une confirmation à la fin des années 1930

La carte de Francis Salet

Dans l’enthousiasme déraisonnable déclenché par l’édition de 1882 et l’unanimité sur son interprétation, un grand nombre de cartes furent dressées à partir des indications sommaires fournies par le manuscrit. Tout monument sous le vocable Saint-Jacques, église ou hôpital en particulier fut considéré comme ayant été construit pour les pèlerins de Compostelle. La plus importante de ces cartes fut peinte en 1937 sur un mur de la salle des monuments romans du musée des monuments français au palais de Chaillot à Paris. Elle est dûe à Francis Salet.

Le guide édité en français

Il fallut attendre 1938 pour que ce manuscrit édité en latin en 1882 soit

Les chemins de Compostelle

 

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