Compostelle

Compostelle

Compostelle est née de la nécessité pour les royaumes catholiques de combattre les Sarrasins.
L’apôtre Jacques le Majeur choisi comme patron devait y avoir son tombeau.

Nés de la Reconquista, le sanctuaire et la ville de Compostelle ont habilement utilisé le culte de l’apôtre pour asseoir leur renommée tant face à Rome que face aux rois de Castille. L’impôt du  » voto de Santiago  » a enrichi le Chapitre et la cathédrale plus que les offrandes des pèlerins. Au XXe siècle, des décisions politiques ont créé le pèlerinage contemporain.

Un pélerinage espagnol

Aucun résultat

La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.

Le phénomène contemporain

Aucun résultat

La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.

Brève histoire de Compostelle

Née de la découverte d’un tombeau

Cette découverte est la suite du choix fait par les royaumes chrétiens des Asturies et de Galice d’un patron prestigieux pour appuyer leur résistance à l’envahisseur sarrasin. Si l’invasion sarrasine est un fait historique, la naissance de Compostelle est le fruit d’une légende, cclle de la découverte  du tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur.

Jacques le Majeur  » patron des Espagnes « 

Dès la fin du VIIIe siècle circule dans les milieux chrétiens un poème qui donne saint Jacques comme saint patron à l’Espagne souffrante et le moine Beatus de Liebana, réfugié dans les montagnes des Asturies, le présente comme “ Chef resplendissant de l’Espagne, notre protecteur et patron de notre pays ”. C’est sans doute à partir du XIe siècle que se dessine l’image du saint cavalier descendant du ciel. Comme il est d’usage, les chroniques espagnoles lui bâtissent une légitimité remontant quelques siècles en arrière : le saint tueur de Maures serait né au cours de la bataille de Clavijo, sous le règne du roi Ramire I (842-850).

Pas de patron sans tombeau

Un patronage pour être vraiment crédible doit être confirmé par la présence du tombeau du protecteur dans le pays qui l’a choisi pour patron. Ce fut le cas en Galice. Un miracle permit à un ermite de découvrir un tombeau que l’évêque du lieu reconnut comme étant celui de saint Jacques. Ce miracle, daté du début du IXe siècle a été raconté dans un manuscrit du XIIe siècle explicitant également les circonstances miraculeuses du transport du corps du saint de Jérusalem où il avait été martyrisé jusqu’au lieu de sa sépulture.

Compostelle et Charlemagne

Le sanctuaire de Compostelle serait resté méconnu sans l’intervention de Charlemagne pour le délivrer des mais des Sarrasins.

Le récit de l’évêque Turpin

Cette histoire de Charlemagne en Espagne a été écrite par l’évêque Turpin et consignée dans un manuscrit connu sous le nom de Chronique de Turpin. Cette chronique a été considérée comme véridique jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Chemins de Compostelle

Nés dans l’imagination des curés et des érudits de la fin du XIXe et du début du XXe siècles, les chemins de Compostelle ont vu le jour dans la seconde moitié du XXe siècle. Deux décisions politiques ont fait de Compostelle le phénomène connu de nos jours. La première a été la définition des chemins de Compostelle comme Itinéraire culturel européen en 1987.  La seconde l’inscription au Patrimoine mondial du Camino francés en 1993. S’agissant de la France, une circonstance favorable a permis, en 1998, l’inscripton des chemins tracés à partir des années 1970. Un site particulier est consacré à cette question.