Née de la découverte d’un tombeau

Cette découverte est la suite du choix fait par les royaumes chrétiens des Asturies et de Galice d’un patron prestigieux pour appuyer leur résistance à l’envahisseur sarrasin. Si l’invasion sarrasine est un fait historique, la naissance de Compostelle est le fruit d’une légende, cclle de la découverte  du tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur.

Jacques le Majeur  » patron des Espagnes « 

Dès la fin du VIIIe siècle circule dans les milieux chrétiens un poème qui donne saint Jacques comme saint patron à l’Espagne souffrante et le moine Beatus de Liebana, réfugié dans les montagnes des Asturies, le présente comme “ Chef resplendissant de l’Espagne, notre protecteur et patron de notre pays ”. C’est sans doute à partir du XIe siècle que se dessine l’image du saint cavalier descendant du ciel. Comme il est d’usage, les chroniques espagnoles lui bâtissent une légitimité remontant quelques siècles en arrière : le saint tueur de Maures serait né au cours de la bataille de Clavijo, sous le règne du roi Ramire I (842-850).

Pas de patron sans tombeau

Un patronage pour être vraiment crédible doit être confirmé par la présence du tombeau du protecteur dans le pays qui l’a choisi pour patron. Ce fut le cas en Galice. Un miracle permit à un ermite de découvrir un tombeau que l’évêque du lieu reconnut comme étant celui de saint Jacques. Ce miracle, daté du début du IXe siècle a été raconté dans un manuscrit du XIIe siècle explicitant également les circonstances miraculeuses du transport du corps du saint de Jérusalem où il avait été martyrisé jusqu’au lieu de sa sépulture.

Compostelle et Charlemagne

Le sanctuaire de Compostelle serait resté méconnu sans l’intervention de Charlemagne pour le délivrer des mais des Sarrasins.

Le récit de l’évêque Turpin

Cette histoire de Charlemagne en Espagne a été écrite par l’évêque Turpin et consignée dans un manuscrit connu sous le nom de Chronique de Turpin. Cette chronique a été considérée comme véridique jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.