Auteur : Tiphaine Jan

catégorie Pèlerins

De l’origine du pèlerinage à la fin du XXe siècle, les pèlerins se rendant à Compostelle ont emprunté les chemins de tous les voyageurs. L’idée de l’existence de chemins de Compostelle historiques est née à la fin du XIXe siècle. Elle a orienté sur une fausse piste tous les travaux du XXe siècle dont la définition de l’Itinéraire culturel européen. Pèlerins imaginaires L’annonce de la découverte à Compostelle du tombeau d’un des apôtres les plus proches de Jésus a mis en mouvement des pèlerins souhaitant vénérer ses reliques. Elle a aussi inspiré de nombreux auteurs qui ont inventé des pèlerins imaginaires. Comme les vrais pèlerins, ils ont contribué à faire connaître Compostelle. Pionniers du XXe siècle En car vers Compostelle en 1934 29 Avr, 2017 | Pionniers du XXe siècle Un des premiers pèlerinages du XXe siècle La recherche des pèlerinages collectifs à Compostelle nous fait remonter les années, 1949 l'abbé Branthomme, 1948 un pèlerinage d'étudiants, 1938 Charles Pichon, 1934 le voyage en Galice de l'association France-Espagne et un... Charles Pichon, un pèlerin méconnu 29 Avr, 2017 | Pionniers du XXe siècle Charles Pichon mérite d'être mieux connu des pèlerins et de tous les curieux intéressés par les chemins de Compostelle. Journaliste catholique engagé, persuadé que le pèlerinage est facteur de paix, il a lutté, en particulier pendant la guerre, pour qu'il soit utile... Au Puy, un évêque pèlerin...

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Inscrits au patrimoine mondial

L’inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial avait été souhaitée par le Conseil de l’Europe en 1987, par une démarche commune de la France et de l’Espagne. En 1993, seul le Camino Francés a été inscrit, avec des villes et des monuments situés sur son parcours. Profitant d’une » circonstance exceptionnelle « , les chemins en France ont été inscrits en 1998, non pas en tant que tels mais sous la forme d’une liste de monuments prétendus représentatifs dont la majorité sans rapport avec Compostelle L’origine des inscriptions Les chemins en France Les 71 monuments transformés en jalons 11 Juil, 2017 | L'inscription du Camino francés, Les chemins en France L'inscription porte sur les biens suivants, regroupés par ordre alphabétique (ceux marqués d'un astérisque étaient déjà inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial, soit en tant que monuments individuels, soit en tant que composants de villes ou centres villes... Une gestion...

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Itinéraire culturel européen

La définition des chemins de Compostelle comme premier Itinéraire culturel européen a pour origine une demande adressée en mai 1982 au Conseil de l’Europe par une associations galicienne Los amigos de los Pazos (Les amis des châteaux). En 1984, après avis de la commission de la Culture, le Conseil a recommandé aux Etats membres d’élargir cette perspective à d’autres itinéraires internationaux de pèlerinage. Sous la pression de l’Espagne, bien représentée au Conseil, et du lobbying orchestré par les associations créées en France, Allemagne, Italie, Belgique, Angleterre, la décision finale prise en 1987 n’a concerné que les chemins de Compostelle. Cadeau politique fait à l’Espagne, entrée depuis peu dans l’Europe politique après des années de bannissement. Pourtant, un autre Itinéraire culturel, plus proche des populations, avait déjà été défini, celui de l’habitat rural dans la Grande région, constituée de territoires des quatre pays européens entourant le Luxembourg. Cet itinéraire rural a été oublié au profit d’un projet plus politique. Les itinéraires culturels Une décision pour l’Espagne 1982-1987, vers l’Itinéraire culturel 30 Avr, 2017 | Itinéraire culturel européen, Une décision pour l'espagne Une demande de l’Espagne L’Itinéraire culturel européen a pour origine une demande adressée en mai 1982 au Conseil de l'Europe par une associations galicienne Los amigos de los Pazos (Les amis des châteaux). Cette association  elle menait une campagne en faveur...

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Chemins de Compostelle

De l’origine du pèlerinage à la fin du XXe siècle, les pèlerins se rendant à Compostelle ont emprunté les chemins de tous les voyageurs. L’idée de l’existence de chemins de Compostelle historiques est née à la fin du XIXe siècle. Elle a orienté sur une fausse piste tous les travaux du XXe siècle dont la définition de l’Itinéraire culturel européen. Chemins de pèlerins Présentation d’itinéraires de pèlerins et d’extraits de leurs récits. Le Puy et la via Podiensis L'histoire racontée au Puy Depuis 1987, les chemins de Saint-Jacques sont Itinéraire Culturel Européen. Le Conseil de l’Europe leur a ainsi donné une notoriété plus grande qu’à aucune époque de l’histoire. Compostelle est devenue un symbole d’unité européenne vers... Quand les fausses cartes font la loi L’inconstestable engouement dont font l’objet les chemins de Saint-Jacques de Compostelle est un phénomène sociétal qui repose plus sur un mythe contemporain que sur l’Histoire avérée. Deux décisions politiques ont joué un rôle déterminant dans la propagation de ce... Depuis quand parle-t-on de chemin de Saint-Jacques ? Cette désignation est présente dans des textes littéraires et dans des documents montrant leur utilisation réelle. en voici des exemples, non exhaustifs. Dans la littérature La première mention provient indiscutablement du Pseudo-Turpin sous la forme : « le chemin... La vision grandiose de Raymond Oursel Un site la Fondation David Parou Saint-Jacques. Cette association de chercheurs indépendants renouvelle la...

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Quand les fausses cartes font la loi

L’inconstestable engouement dont font l’objet les chemins de Saint-Jacques de Compostelle est un phénomène sociétal qui repose plus sur un mythe contemporain que sur l’Histoire avérée. Deux décisions politiques ont joué un rôle déterminant dans la propagation de ce mythe. Leur déclaration de premier Itinéraire Culturel Européen en 1987 et l’inscription du Camino francés au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, Une bonne partie des légendes que transmet la très abondante littérature à propos des chemins de Saint-Jacques repose sur une carte, totalement fausse. Le présent travail, qui croise le regard d’une géographe et celui d’une médiéviste, cherche à montrer par l’image – à savoir la carte – comment un mythe peut devenir réalité.   De la carte (juste localisatrice) de Jeanne Vielliard traduisant sous le titre de Guide du pèlerin – une partie d’un manuscrit du XIIe siècle qu’aucun jacquet du Moyen-Âge n’a dû lire – à celle du topoguide de la FFRP qui draîne les pèlerins contemporains sur les voix pseudo-historiques, on glisse doucement de quelques points de localisation à des ébauches de tracés, puis au péremptoire de l’historiquement, mais faussement, correct.   Première carte figurant des tracés de chemins en France due à Francis Salet (1937). Cette carte de plus de 2m de haut était peinte sur un mur de la salle des monuments médiévaux au musée des Monuments français (Palais de Chaillot à Paris). Elle...

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