Au Puy, un évêque pèlerin

Avec les étudiants de Bordeaux

En 1935, l’abbé Martin est aumônier des étudiants à Bordeaux. Il organise un pèlerinage à Compostelle évoqué en ces termes par Osmin Ricaud dans Aspects Gascons des Chemins de Saint-Jacques :

Pour la première fois, une histoire des pèlerinages de Saint-Jacques parle de la fatigue, de la faim, des ampoules et du mal aux dents. Pour la première fois, nous voyons un pèlerin parvenu à son but souffrir dans son âme et dans son corps, verser des pleurs.
 » Pour la première fois, nous apercevons enfin dans ces confessions pures de tout calcul le pèlerin de jadis et de toujours, car si les chemins, les hôtelleries, les hôpitaux ont changé de visage, l’homme est resté le même avec ses élans courageux pour atteindre son rêve, la limite de ses forces physiques et de sa volonté, la joie de la réussite et l’amertume des renoncements.
Je tiens à souligner, en terminant, ces quelques lignes du  » Padre  » : « Oserai-je dire qu’après avoir annoncé urbi et orbi l’organisation du pèlerinage et lancé mes invitations, j’ai éprouvé quelque déception en ne trouvant que trois étudiants au départ.  »
L’Abbé Joseph Martin (devenu ensuite archevêque de Rouen) était alors Aumônier des Etudiants Catholiques de Bordeaux. Il avait quelques raisons de croire à la sincérité, à la force de leurs convictions religieuses. Ces jeunes gens étaient alors oisifs, généralement riches et pouvant se permettre un voyage a pied, d’ailleurs le moins coûteux qui soit. L’idée avait été accueillie avec le plus grand enthousiasme ; elle avait été abondamment rappelée par des affiches, des circulaires, des lettres personnelles, des conversations,… Et pourtant, il n’y eut que trois étudiants présents au rendez-vous !  »

Pèlerin pendant la guerre

Le silence dure jusqu’au 6 février 1940, date de la nomination d’un nouvel évêque, Mgr. Martin. Celui-ci fait figurer dans ses armoiries une coquille, « en souvenir du pèlerinage à pied à Compostelle qu’il avait accompli quand il était directeur des étudiants catholiques à Bordeaux », en 1935. Mgr. Martin connaissait le Guide du pèlerin, édité en latin en 1882 et quelque chanoine bibliothécaire a dû lui apprendre l’existence du pèlerinage de son lointain prédécesseur : les étoiles du 4e quartier de ses armoiries rappellent « la Voie Lactée ou chemin de Saint-Jacques qui unissait le Puy à Compostelle et traçait la route aux pèlerins ». Mais Mgr Martin arrive au Puy à une époque où il lui est impossible de créer des relations avec Compostelle. Cependant, comme l’a montré l’historien Michel Catala, ni la guerre civile ni la Seconde Guerre mondiale n’ont interrompu totalement les échanges entre la France et l’Espagne en particulier entre des groupes d’intellectuels catholiques.

Archevêque de Rouen

Nommé archevêque de Rouen en 1948, Mgr Martin manifeste encore son intérêt pour Compostelle en devenant membre d’honneur de la Société des Amis de saint Jacques au côté de plusieurs de ces mêmes intellectuels. Ce sont eux qui organisent en 1951, alors que la frontière espagnole était encore fermée (elle ne fut rouverte qu’en 1953), la commémoration en Espagne du millénaire du pèlerinage de Godescalc au cours de plusieurs manifestations culturelles. En retour, en 1962 Le Puy célèbre avec faste le millénaire de la consécration de Saint-Michel l’Aiguilhe et invite son ancien évêque à la cérémonie présidée par le cardinal-archevêque de Compostelle. Celui-ci bénit des plaques commémoratives du pèlerinage à Saint-Jacques-des-Blats et sur l’Aubrac. Peut-être à la suite du succès de ces manifestations, le 18 février 1966, une délibération du conseil municipal donne le nom « rue de Compostelle » à la rue qui prolonge la rue Saint-Jacques et la rue des Capucins. Tout doucement entrait en gestation ce qui est maintenant appelé au Puy « le Saint-Jacques », comme on dit aussi « le Stevenson ».

Le Puy et la via Podiensis

L’histoire racontée au Puy

Depuis 1987, les chemins de Saint-Jacques sont Itinéraire Culturel Européen. Le Conseil de l’Europe leur a ainsi donné une notoriété plus grande qu’à aucune époque de l’histoire. Compostelle est devenue un symbole d’unité européenne vers lequel convergent chaque année des marcheurs venus de tous horizons par des chemins tracés pour eux dans les dernières décennies du XXe siècle. Les plus récents sont la via de la Plata qui vient du fond de l’Espagne rappelant un ancien itinéraire commercial et l’antique Via Regia qui joignait la Pologne à l’Allemagne prolongée maintenant jusqu’à Compostelle pour s’offrir aux pèlerins contemporains. Aujourd’hui la ville du Puy est mondialement connue comme « l’origine de la Via Podiensis vers Saint-Jacques-de-Compostelle ». Elle est pour 75% des pèlerins français le point de départ obligé. Le discours du site Internet de l’Office du Tourisme les y encourage. 

L’information de l’Office du tourisme

« Au XIe siècle, l’Evêque Gothescalk, qui passe pour être le premier pèlerin à s’être rendu à Saint-Jacques-de-Compostelle, décide d’associer plus étroitement la cité ponote et le sanctuaire espagnol. Pour renforcer cette volonté, il fit édifier en 962 une chapelle dédiée à Saint-Michel sur le rocher volcanique d’Aiguilhe. Au cours des siècles qui suivirent, le rayonnement du Puy-en-Velay ne fit que croître, attirant des millions de pèlerins venant se recueillir devant la statue de la Vierge Noire. Certains d’entre eux partaient ensuite pour un périple de plusieurs mois (1 600 km) vers le Finistère de la péninsule ibérique. C’est ce double mouvement qui constitue encore de nos jours la spécificité du sanctuaire vellave et de la route du Puy-en-Velay. Depuis décembre 1998, la cathédrale Notre-Dame du Puy, l’Hôtel-Dieu de la ville ainsi que sept tronçons du chemin entre le Puy-en-Velay et Ostabat sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. »

Des affirmations sans preuves

Peu versés dans l’histoire du pèlerinage et habitués à faire confiance, pèlerins et touristes acceptent ces propositions qui ne sont pourtant pas toutes d’égale valeur aux yeux de l’historien. Oui, le rayonnement médiéval du Puy est bien dû à la dévotion à la Vierge Noire qui a attiré des millions de pèlerins pendant des siècles (pour lesquels fut construit un nouvel hôtel-Dieu au XVe siècle). Mais, hormis quelques pèlerins pénitentiels, aucun pèlerin n’a laissé une trace permettant d’affirmer qu’il est ensuite allé à Compostelle. Oui, Le Puy peut s’enorgueillir d’avoir eu avec l’évêque Godescalc l’un des premiers grands personnages à faire le voyage de Compostelle en 951. Oui encore, ce même évêque a consacré la chapelle Saint-Michel l’Aiguilhe en 962. Mais aucun document n’autorise à établir un lien entre son voyage à Compostelle et l’édification de la chapelle. Est-ce pour faire mieux rêver ou mieux asseoir la renommée de la ville que l’histoire connue a été ainsi complétée par l’imagination ? L’historien respecte le silence des documents. D’autres les ont fait parler au bénéfice de la via Podiensis et de la ville du Puy. L’histoire inventée ayant été authentifiée par le Conseil de l’Europe puis par l’UNESCO il n’est pas étonnant de la retrouver sous toutes les plumes. En quelques décennies, elle a propulsé le sanctuaire marial du Puy au rang de ville-phare des chemins de Compostelle et des itinéraires Culturels Européens. Il existe pourtant une histoire vraie qui mérite d’être connue.

La route du Puy, dite Via Podiensis.

Cette histoire commence en 1866, lorsque Léopold Delisle, archiviste de la Bibliothèque Nationale à Paris trouve la mention suivante dans un manuscrit du Xe siècle (ms. lat. 2855) ayant appartenu à la cathédrale du Puy :

« … l’évêque Godescalc qui, pour faire oraison, quitta la région d’Aquitaine, en grande dévotion et accompagné d’une suite nombreuse, se rendit en hâte jusqu’aux confins de la Galice pour implorer humblement la miséricorde de Dieu et le suffrage de l’apôtre Jacques … Le très saint Godescalc a emporté ce petit livre d’Espagne en Aquitaine durant la saison d’hiver, au mois de janvier, alors que s’écoulait heureusement l’ère 989 (année 951) ».

Le voyage de Godescalc à Compostelle a donc bien eu lieu. Malheureusement aucune trace écrite ne permet d’en dire la raison. Une prière transcrite à la fin de ce même manuscrit explique que Godescalc est né le jour du martyre de saint Jacques et qu’il a reçu l’onction épiscopale à cette même date (25 juillet). Combien il est regrettable qu’il n’ait pas voué à saint Jacques sa chapelle de l’Aiguilhe ! Cette dévotion à saint Jacques justifie-t-elle un départ « en hâte » et en plein hiver ? Le manuscrit poursuit : « en ces mêmes jours mourut le roi de Galice, Ramire ». Godescalc n’est-il pas parti plutôt pour participer à la mise en place du nouveau roi, raison politique qui, à cette époque, n’exclut en rien une démarche simultanée de dévotion ? On sait que les relations entre la grande Aquitaine (qui incluait le Puy, rappelons-le) et la péninsule ibérique étaient régulières dès le Xe siècle. En 1866, les habitants du Puy avaient perdu depuis des siècles le souvenir de ce pèlerinage, même si le manuscrit avait été recopié au moins deux fois durant le Moyen Age. Léopold Delisle les informe dans un article publié dans une revue de Société Savante, les Annales de la Société académique du Puy. Cet article n’a ému que quelques savants locaux.

 L’indifférence de l’Eglise au XIXe

L’Eglise locale ne s’est pas souciée de ce passé retrouvé : en 1884 La Semaine Religieuse du diocèse du Puy ne consacre que quelques lignes à l’authentification des reliques de saint Jacques par le pape Léon XIII :

« A l’Espagne, dans le sanctuaire le plus glorieux, le plus vénéré, il (Léon XIII) a remis en honneur les reliques insignes de l’apôtre saint Jacques le Majeur et accordé le grand jubilé de pardon »

Ailleurs, plusieurs diocèses s’intéressent bien davantage à l’événement et publient intégralement la lettre papale recommandant d’annoncer cet événement pour qu’il « soit partout connu et que tous les chrétiens entreprennent les pieux pèlerinages à ce saint tombeau, comme nos ancêtres avaient coutume de le faire ». Cette coutume avait disparu du Puy.

Un évêque pèlerin pendant la guerre

Le silence dure jusqu’au 6 février 1940, date de la nomination d’un nouvel évêque, Mgr. Martin. Celui-ci fait figurer dans ses armoiries une coquille, « en souvenir du pèlerinage à pied à Compostelle qu’il avait accompli quand il était directeur des étudiants catholiques à Bordeaux », en 1935. Mgr. Martin connaissait le Guide du pèlerin, édité en latin en 1882 et quelque chanoine bibliothécaire a dû lui apprendre l’existence du pèlerinage de son lointain prédécesseur : les étoiles du 4e quartier de ses armoiries rappellent « la Voie Lactée ou chemin de Saint-Jacques qui unissait le Puy à Compostelle et traçait la route aux pèlerins ». Mais Mgr Martin arrive au Puy à une époque où il lui est impossible de créer des relations avec Compostelle. Cependant, comme l’a montré l’historien Michel Catala, ni la guerre civile ni la Seconde Guerre mondiale n’ont interrompu totalement les échanges entre la France et l’Espagne en particulier entre des groupes d’intellectuels catholiques.

Nommé archevêque de Rouen en 1948, Mgr Martin manifeste encore son intérêt pour Compostelle en devenant membre d’honneur de la Société des Amis de saint Jacques au côté de plusieurs de ces mêmes intellectuels. Ce sont eux qui organisent en 1951, alors que la frontière espagnole était encore fermée (elle ne fut rouverte qu’en 1953), la commémoration en Espagne du millénaire du pèlerinage de Godescalc au cours de plusieurs manifestations culturelles. En retour, en 1962 Le Puy célèbre avec faste le millénaire de la consécration de Saint-Michel l’Aiguilhe et invite son ancien évêque à la cérémonie présidée par le cardinal-archevêque de Compostelle. Celui-ci bénit des plaques commémoratives du pèlerinage à Saint-Jacques-des-Blats et sur l’Aubrac. Peut-être à la suite du succès de ces manifestations, le 18 février 1966, une délibération du conseil municipal donne le nom « rue de Compostelle » à la rue qui prolonge la rue Saint-Jacques et la rue des Capucins. Tout doucement entrait en gestation ce qui est maintenant appelé au Puy « le Saint-Jacques », comme on dit aussi « le Stevenson ».

Brève histoire de Compostelle

Née de la découverte d’un tombeau

Cette découverte est la suite du choix fait par les royaumes chrétiens des Asturies et de Galice d’un patron prestigieux pour appuyer leur résistance à l’envahisseur sarrasin. Si l’invasion sarrasine est un fait historique, la naissance de Compostelle est le fruit d’une légende, cclle de la découverte  du tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur.

Jacques le Majeur  » patron des Espagnes « 

Dès la fin du VIIIe siècle circule dans les milieux chrétiens un poème qui donne saint Jacques comme saint patron à l’Espagne souffrante et le moine Beatus de Liebana, réfugié dans les montagnes des Asturies, le présente comme “ Chef resplendissant de l’Espagne, notre protecteur et patron de notre pays ”. C’est sans doute à partir du XIe siècle que se dessine l’image du saint cavalier descendant du ciel. Comme il est d’usage, les chroniques espagnoles lui bâtissent une légitimité remontant quelques siècles en arrière : le saint tueur de Maures serait né au cours de la bataille de Clavijo, sous le règne du roi Ramire I (842-850).

Pas de patron sans tombeau

Un patronage pour être vraiment crédible doit être confirmé par la présence du tombeau du protecteur dans le pays qui l’a choisi pour patron. Ce fut le cas en Galice. Un miracle permit à un ermite de découvrir un tombeau que l’évêque du lieu reconnut comme étant celui de saint Jacques. Ce miracle, daté du début du IXe siècle a été raconté dans un manuscrit du XIIe siècle explicitant également les circonstances miraculeuses du transport du corps du saint de Jérusalem où il avait été martyrisé jusqu’au lieu de sa sépulture.

Compostelle et Charlemagne

Le sanctuaire de Compostelle serait resté méconnu sans l’intervention de Charlemagne pour le délivrer des mais des Sarrasins.

Le récit de l’évêque Turpin

Cette histoire de Charlemagne en Espagne a été écrite par l’évêque Turpin et consignée dans un manuscrit connu sous le nom de Chronique de Turpin. Cette chronique a été considérée comme véridique jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Depuis quand parle-t-on de chemin de Saint-Jacques ?

Cette désignation est présente dans des textes littéraires et dans des documents montrant leur utilisation réelle. en voici des exemples, non exhaustifs.

Dans la littérature

La première mention provient indiscutablement du Pseudo-Turpin sous la forme : « le chemin formé d’étoiles » que l’on trouve dans la bouche de saint Jacques lorsqu’il indique à Charlemagne l’itinéraire à suivre pour venir délivrer son tombeau. Au XIIIe siècle, le poème de saint Julien dit : « Sur le chemin de Saint-Jacques firent une pauvre auberge entre le bois et le chemin où passe maint pèlerin. Ce pas estoit fort périlleux. Beaucoup d’hommes y sont morts car sur l’eau n’y avoit ni pont ni planche. Souvent pèlerins s’y noient ».
Au XIVe siècle, la chanson de geste L’Entrée d’Espagne, évoque la « sentelle du baron saint Jacques » que les chevaliers doivent aller élargir.

En 1491, l’archevêque de Toulouse Bernard du Rosier écrit :

« … Trois ans fut Charlemaigne en Espaigne. Et de l’or que lui donnerent les roys et les princes il augmenta l’eglise de monseigneur saint Jaques… Et du residu de l’or et de l’argent qu’il avoit aporté de Espaigne il fit faire les eglises qui ensuyvent c’est assavoir l’eglise Nostre Dame de Acquisgran et de sainct Jacques en icelle mesme ville. L’eglise aussi de saint Jaques en la cité Biterence, de saint Jacques e Thoulouze, de sainct Jaques en Gascongne entre la cité Daxe et Saint Jehan de Sordre au chemin de Saint Jacques. Celle aussi de saint Jaques e Paris entre Seine et le Mont des martirs et oultre cestes eglises abbayes innumerables par tout le monde  » .

En ce même XVe siècle, on pleure dans les chaumières foréziennes sur le sort de Jeannette qui préfère mourir avec son Pierre plutôt que vivre sans lui :

 » Se vous pendolas Pierre / Pendolas nos itot / Au chemin de saint Jacques / Enteras-no tos dos / Los pelerins que passent / En prendront quanque brot / Diront « Dio aye l’âme / Dous povres amoros ».

Dans la réalité

Compostelle ayant eu des possessions dans le Sud-Ouest, cette désignation semble pouvoir, mieux qu’ailleurs, désigner des  chemins ayant une relation avec le sanctuaire galicien. On trouve ainsi mention du « chemin de Saint-Jacques » en 1272 près de Bordeaux, en 1287 près de Gradignan, dans les Rôles Gascons.
Ailleurs, les mentions sont plus floues. Comment définir par exemple l’indication que donne l’évêque de Saint-Papoul (Aude), Pierre Soybert entre 1427 et 1451, à savoir que son diocèse « est au centre du Languedoc, sur le chemin de Saint-Jacques en Galice » ? La route qu’il indique est fort large et suppose que les pèlerins utilisent tous les chemins qui mènent de son diocèse à l’Espagne. Le problème est tout aussi complexe dans la région de Montpellier, traversée par les voyageurs venant du sud-est et se dirigeant vers l’Espagne. De fait, un « chemin de Saint-Jacques » est mentionné à Villeneuve-les-Maguelonne en 1139, partant de la cathédrale de Maguelonne par un chemin difficile qui longe la mer. De même une via publica Sancti Jacobi existe à Gigean en 1260, l’un et l’autre chemin pouvant mener certes à Compostelle mais tout simplement à l’hôpital Saint-Jacques de Montpellier situé au nord-ouest de la ville, dans le faubourg Saint-Jaumes. Ou encore à Mauguio à un prieuré Saint-Jacques ou Saint-Jaumes. Dans les villes situées plus au nord, le plus souvent, les « chemins de Saint-Jacques » mènent à une église ou une chapelle Saint-Jacques, lieu de pèlerinage local. Lieu de souvenir pour les anciens pèlerins où ils se plaisent à se remémorer leur longue marche ? Certainement. Substitut du grand Chemin ? Peut-être. Ou tout simplement désignation évidente du lieu où l’on va prier, sans penser à plus.

La Fondation

L’origine

 

René de La Coste-Messelière, le grand promoteur des chemins de Compostelle en France et en Europe pensait que la recherche « savante » devait collaborer avec la recherche « associative ». En 1983, il a demandé à Denise Péricard-Méa, au retour de son pèlerinage à Compostelle, d’acquérir une formation universitaire pour coordonner des travaux dont il pressentait l’ampleur. Association de bénévoles, (loi 1901), créée en 2002, la Fondation David-Parou répond à ce souhait. Elle informe les pèlerins et tous les organismes concernés par Compostelle en toute indépendance.